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    Si 'Little Nemo' est désormais reconnu comme le chef-d'oeuvre fondateur du 9e art, Winsor McCay reste un auteur dont on ignore beaucoup.

    Les éditions Delcourt, à travers cet ouvrage superbe, guidé par une fidélité maniaque à la publication d'origine, permettent la (re)découverte de deux autres séries, plus anciennes, du père de la bande dessinée moderne : 'Henrietta la Goulue' et 'Le Petit Sammy éternue'. Dans ces strips de six cases, McCay dévoile déjà toute sa maîtrise graphique, étonnante et singulière. Les graphismes sophistiqués, parés de couleurs ravissantes, auxquels répond un texte plein de finesse, servent l'exploration insatiable d'un moyen d'expression qui n'en est encore qu'à ses balbutiements. Dans une sorte de running gag ultime, le petit Sammy éternue ainsi, immanquablement, au même moment.

    Passionné par l'animation, le père de Little Nemo semble diluer le temps en répétant les vignettes, comme pour mieux retenir la chute implacable qui viendra forcément clore le gag. Ce n'est alors plus le gag, attendu, qui déclenche le rire, mais la tension qui nous y emmène, la jubilation que prend l'auteur à gonfler une situation jusqu'à son paroxysme fatal. Sammy, l'élément perturbateur, devient alors le révélateur d'un monde bourgeois coincé et hypocrite, dans lequel les jolies femmes portent en fait des perruques et les hommes boivent en cachette de leurs épouses. 'Henrietta la Goulue' va encore plus loin. Elle stigmatise le comportement lâche et égoïste de parents incapables, osant pour l'occasion s'aventurer avec justesse dans la psychologie enfantine. Innovant, en perpétuel progression, l'art de McCay trouve ici le support idéal : grâce à un appareil critique de qualité et à la reproduction de planches d'époque - avec la publicité de 1905 et les planches des auteurs que côtoyait McCay -, cette magnifique édition ouvre une fenêtre sur la palpitante aventure de la bande dessinée, à l'aube du XXe siècle.

     

     

     

    Le Petit Sammy éternue, de Winsor McCay

     

    Editeur : Delcourt
    Publication :26/11/2008

     


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    Toute la grammaire, toute l'orthographe, et toute la conjugaison...Bref, toute la langue française décryptée par Bénédicte Gaillard et Jean-Pierre Coligon, qui en avait sans aucun doute assez de leur Bled !
    Qui aurait pu penser qu'un livre de grammaire pouvait être amusant ? Qu'apprendre à bien orthographier un mot allait devenir un jeu d'enfant ?

    Les auteurs ont eu la brillante idée de nous faire apprendre des choses tout en nous amusant, notamment avec les rubriques "qui l'eût cru", riche en anecdotes. L'apprentissage devient rapide avec "sitôt lu, sitôt su" et il est aisé de se répérer dans les différentes rubriques par le système de couleurs instaurées. Mention spéciale pour l'ouvrage sur la conjugaison, où les verbes difficiles sont présentés dans des grands tableaux, bien aérés. Mais les deux autres ont aussi leurs qualités Alors, si la grammaire était votre ennemie, aujourd'hui, elle s'offre à vous sur un plateau !



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    Une question légitime, en ce XXIème siècle : existe-t-il encore des poètes, héritiers d’un Baudelaire ou d’un Mallarmé ? si oui, la poésie a-t-elle encore un rôle ? A quoi sert-elle donc ?

    Loin de faire un éloge seul de l’art littéraire, l’auteur expose ici sa vision des choses. Et cela commence fort « comme tout monde humain, mais plus qu’aucun autre peut-être, notre monde est un monde en manque de sens. La demande de sens y est donc d’autant plus acharnée. » Et, par quoi passerait donc cette sens-ibilité ? La poésie, en tentant de « trouver une langue » est le pilier de cette quête, mais n’amène pas forcément au sens, plutôt à la Vérité. Par ses formes, sa rhétorique, son style, elle est un condensé « d’in-signifiance », soit parce que l’éclatement des formes contemporaines renvoie à l’implosion de notre monde humain (manque de stabilité, de repères) et donc que la poésie prend forme dans l’informe (« le reflet esthétisé de cette chute [du monde] en sa déclinaison lisible »), soit parce que la poésie saisit le présent, par définition flou, incertain ; qu’il faut symboliser : la poésie prend donc ici toute sa consistance.

    Pour finir, Christian Pringent rappelle qu’« en France, on aime beaucoup la poésie qu’on ne lit pas. Comme on n’en lit presque pas, l’amour est immense ». Un appel à découvrir cet art, qui menaçant de disparaître à chaque instant, ne cesse de renaître sous des formes nouvelles.


    Christian Pringent A quoi bon encore des poètes ? P.O.L 1996, 55pages

     

     

     

     


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    Dans la collection "la vérité sur le(s)", l'énigmatique Monsieur B. s'attaque à la grande nation qu'on aime ou qu'on déteste...et n'y va pas à demi-mots ! La couverture nous prévient ironiquement : "pour nous pas de problème...on est prêts à se faire bouffer" (signé : MacDo).

    Tout y passe ! En 44 planches, l'auteur nous raconte l'histoire de l'Amérique sur un ton décalé, poursuit avec "de fil en anguille" qui narre les valeurs des "States" (la répression, la dissidence, l'omniprésence des médias...), puis expose nos différences et l'image hexagonale...Attention, les Français ne sont pas exempts de reproches non plus ! ("et c'est avec cette prétention qui nous caractérise qu'il va falloir nous mobiliser pour sauver l'Amérique d'elle-même"). Le texte accompagnant les vignettes est bien écrit, drôle, ironique "voilà maintenant qu'ils tentent de coloniser nos assiettes avec leur OGM et autres boeufs aux hormones. et ça, pour le fier français, c'est la goutte de vin qui fait déborder la cruche". Bref, une BD à lire sur la plage pour alimenter les conversations antiaméricanistes...


    références Monsieur B - La vérité sur les américains
    Albin Michel ISBN 2-226-17143-6 10.00€ TTC

     

     


  • Le livre " Rénovation , plus de 30 millions de logements", de Fabrice Orso a été co-écrit avec le spécialiste en rénovation de maison à Perpignan, CLIMAT BOIS 66.

    Extrait du livre :

     

    Donner plus de design

    Ce n’est pas tout, une maison ne peut pas être démodée. Elle peut devenir plus fraîche en donnant de design.

    Changer de revêtement de sol

    Quand le revêtement de sol devient trop vieux, on a la possibilité de le changer. Mais, le changement ne demande pas toujours de tout casser. On peut renouveler par un coup de peinture ou recouvrir le sol par d’autres revêtements (carreau, PVC, bois …). Ainsi, on peut très bien rajeunir la maison sans faire de gros travaux ou dépenser beaucoup d’argent.

    Mettre en valeur les styles

    De nos jours, les effets bois ou les effets pierres sont devenus très tendance. Pour les maisons anciennes en pierre et en bois, il suffit de les mettre en valeur. En tout cas, les constructions des années 80 peuvent très bien se rapprocher de notre époque en rafraîchissant les couleurs, le luminaire et la décoration. La clé est donc d’exploiter les éléments atypiques de l’habitation.

    Rafraîchir la façade

    On a la possibilité de donner une vue agréable à une maison ancienne. En effet, rajeunir l’extérieur d’un logement passe par l’identification des différents défauts et ses réparations. Sur ce, on peut faire des nettoyages pour éliminer les saletés (champignons, mousses, lichens) et les salissures diverses. Aussi, c’est l’occasion de reboucher les fissures. On peut terminer les travaux en repeignant les murs.

    Réglementation thermique en rénovation

     

    A l’heure actuelle la réglementation thermique fait un énorme pas en arrière sur les aérations au dessus des fenêtre. Ce qui se faisait depuis 20 ou 30 ans n’est plus d’actualité car cela fait pénétrer de l’air froid directement dans la maison !
    Il faut mettre en place un système d’aération hygroréglable toujours avec ces trous dans les fenêtres mais occultés par un système de lamelles qui empêche l’air de pénétrer jusqu’à ce que la VMC détecte un taux d’humidité nécessitant de renouveler l’air intérieur de la maison.
    Mieux encore, une VMC double flux. C’est un certain investissement mais au long terme ce sont des économies d’énergie.

    Chauffage de la maison

     

    Si ma maison fait 140m² sur 2 niveaux et on ne chauffe qu’au poele à bois. Dix stères de bois pour l’hiver, c’est moins de 600 euros de chauffage par an. C’est un poele norvégien, le plus puissant de la gamme d’une grande marque. Nous l’avons fait placer au milieu du rez de chaussée de façon à ce que la chaleur se diffuse harmonieusement en bas et en haut par l’escalier. Evidemment il faut laisser les portes des chambres ouvertes. Ce poele est génial et nous fait faire de sérieuses économies.

     

     

    Rénovation , plus de 30 millions de logements, de Fabrice Orso , Editions Du Public.Com, 2019

     






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